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dimanche, mars 29, 2009

Se faire faire "la nuit dure"

Mon petit loup est un amour durant la journée. Il boit et dort. On ne l'entend à peu près pas pleurer. Il commence à avoir des périodes d'éveil plus longues, à faire de petites risettes involontaires, à essayer de suivre les objets des yeux. Mignon comme tout!

Or, à part les deux premières nuits à la maison, en général, c'est vraiment difficile le soir venu. Il rapproche les boires (il boit aux deux heures, parfois moins!), ne veut pas s'endormir tout seul parce qu'il a mal au ventre... Finalement, le seul moyen d'avoir un petit répit, c'est de le faire boire dans le lit, blottis l'un contre l'autre.

Avec ce genre de nuits, j'ai besoin d'aide le matin. Après une énième nuit blanche, quelqu'un doit prendre en charge les jumeaux pendant que je retourne essayer de gagner une heure ou deux de sommeil. Ma mère est venue me prêter main forte pendant la fin de semaine, alors que mon copain était à l'extérieur de la région pour son travail. Heureusement qu'elle était là!

Pour m'aider à prendre le dessus, j'ai décidé de mettre l'entraînement à mes priorités. Chaque jour, ma demi-heure de cardio a l'effet d'un café sur mon système. Ça me met les yeux en face des trous et me donne un petit boost!
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Florent ne nous a pas aidés ces derniers temps. Il se réveillait plusieurs fois par nuit, mettant mon copain au tapis lui aussi.

Je lui ai parlé, lui ai expliqué qu'il devait faire dodo, la nuit, et que s'il se réveillait, il devait tenter de se rendormir seul. Il faisait mine de comprendre, mais nous appelait toujours à chaque réveil la nuit venue!

Hier soir, alors qu'il s'est réveillé vers 23h00, je lui ai parlé et lui ai demandé s'il voulait que je lui mette une veilleuse. J'avais déjà essayé de laisser les lumières allumées au minimum, mais ça réveillait trop nos deux amours. J'avais conclu que ce n'était pas une bonne idée, mais hier, j'ai décidé d'essayer de mettre une lumière sous le lit de Florent, laissant ainsi une lumière tamisée dans la chambre.

Je lui ai expliqué qu'ainsi, s'il se réveillait, il pourrait retrouver son toutou et se rendormir seul. Il semblait content.

La nuit dernière, fiston s'est réveillé une fois. Il a pleuré un peu, puis plus rien. Il s'est rendormi tout seul, comme un grand! Ce matin, nous étions tellement fiers de lui!

Si je pouvais n'avoir soin que d'un seul bébé durant la nuit, ce serait FANTASTIQUE! Il y a de l'espoir. J'ai hâte de voir comment ça se passera la nuit prochaine!
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Quant à Fabrice, il a fini par me faire le cadeau de faire des trois heures et un peu plus durant la dernière nuit. Il n'a pas eu de coliques, buvait comme un gros glouton, se rendormait bien et acceptait que je le couche dans son couffin après le boire. J'ai donc pu reprendre un peu de forces! Je crois que le fait que j'aie recommencé à le déshabiller un peu pour le faire boire a aidé. Il était un peu trop confortable dans son pyjama et s'endormait facilement au sein. Il ne buvait donc pas assez et avait soif rapidement par la suite! En tous cas, si ça pouvait toujours être comme ça, ça me laisserait une chance et je serais pas mal plus fonctionnelle durant la journée!
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Aujourd'hui, les deux aînés sont arrivés de chez leur maman. Ils ne sont pas allés à l'école, car ils sont tous les deux enrhumés. Mon copain avait un rendez-vous au garage ce matin et est allé travailler par la suite. J'ai passé la journée seule avec les cinq enfants, mais ça s'est bien passé. La preuve qu'on devrait prendre le dessus d'ici quelque temps! Espérons seulement que les bébés n'attraperont pas le rhume...

Voilà pour les nouvelles! :-)

jeudi, mars 26, 2009

Le contre-coup

Ça y est. Après une nuit épouvantable avec les mousses (Fabrice qui a des coliques et Florent qui se réveille aux demi-heure), je viens de subir de contre-coup post-accouchement. Je parlais au téléphone avec ma maman quand les larmes sont arrivées telle une vague dans mes yeux.

Je suis prise d'inquiétude. Mon copain part pour la fin de semaine et je serai seule avec les enfants. Ce soir, les grands pourront me donner un coup de main. Par la suite, ma mère viendra me prêter main forte. Puis, la semaine prochaine, mon amoureux part pour 13 jours. Je ne sais tout simplement pas comment je ferai pour survivre à tout ce manque de sommeil!

Je sais que le creux de la vague est probablement dû à ce manque de dodo. En plus, il fait gris ce matin, ce qui n'aide pas à mon moral... Je tenais à venir l'écrire ici pour ceux et celles qui croyaient que j'étais une super-woman. Eh non! Moi aussi j'ai mes bas, mes baisses d'énergie et d'humeur. J'ai les hormones sens dessus dessous. Il n'y a aucun doute: je suis une maman qui vient d'accoucher!

Bon. Ceci étant dit, je descend au sous-sol pour m'entraîner un peu. On va changer le mal de place! Bonne journée à vous! (Et à moi... en espérant que mes trois cocos feront dodo en même temps cet après-midi!)

mardi, mars 24, 2009

Prendre le rythme

Prendre le rythme. Se syncroniser. S'organiser. Se donner le temps. Le tempo. Se faire une suite logique d'actions à poser. Suivre la liste. Prendre une chose à la fois. Apprécier l'instant présent. Avancer. Petit à petit. Un petit pas devant l'autre. Petit train va loin. Loin de me décourager!

Aujourd'hui, j'ai recommencé à m'entraîner. Je recommence lentement, mais sûrement. Une demi-heure de cardio plus quelques exercices pour les abdominaux et le dos. (L'épisiotomie fait de moins en moins mal... J'ai réussi à ne pas prendre de médicaments anti-douleur pour une deuxième journée consécutive! Ça s'en vient bien!)

J'ai fait plein de trucs: la lessive (j'ai presque tout accroché sur la corde, dehors!), l'aspirateur, un petit dodo d'après-midi, une sortie avec les mousses dans la cour (pendant que je rentrais le linge!), un bon souper sur le BBQ... Je recommence à avoir un peu plus d'énergie. Est-ce que c'est parce que j'ai allaité couchée dans mon lit la nuit dernière, ce qui me permettait de sommeiller en faisant boire Bébé et de le laisser s'endormir blotti contre moi? Est-ce grâce à ma séance d'exercice? (Pour ceux qui ne le savent pas encore, bouger DONNE de l'énergie plutôt qu'en enlever! Ça fait tellement de bien!) En tous cas, si normalement je me dépêche de retourner au lit après le premier boire de la matinée, cette fois-ci, j'ai pu demeurer éveillée et "clencher" dans les tâches à faire!

Je commence à prendre mes aises dans la routine. J'allaite maintenant en soupant ou en lisant une histoire à mes deux autres loups. Je fais la vaisselle avec le petit dernier dans le porte-bébé. J'apprends (encore plus!) à me débrouiller! C'est fou comme le fait d'avoir plusieurs enfants nous pousse à nous surpasser! On réussit à faire des trucs insoupçonnés. Ce qui me fait croire à la vieille histoire qui dit qu'il nous pousse une paire de bras à chaque enfant qui naît!

Alors voilà pour les nouvelles... Ça se place, tranquillement pas vite. Je vais peut-être finir par avoir un peu de temps pour aller visiter vos blogues! Disons que je suis drôlement en retard dans mes lectures!

Panique à l'heure du bain

Hier soir, alors que mon copain était parti chercher les deux aînés, j'ai décidé d'essayer de m'organiser pour donner le bain aux trois plus jeunes en même temps.

J'ai rempli le petit bain de Fabrice, puis le grand. J'ai déshabillé Constance et Florent, ai ramassé tout ce dont j'avais besoin pour baigner le bébé et l'habiller, ai mis les jumeaux dans le bain, puis ai commencé à laver Fabrice dans le sien. Tout allait bien. Les deux cocos s'amusaient calmement en attendant leur tour et le bébé ne pleurait à peu près pas (pour la première fois... normalement, il n'aime pas prendre son bain!).

À un moment, Constance s'est mise à hurler. Elle s'est levée d'un trait suivie de Florent, qui pleurait lui aussi très fort. Ils voulaient sortir à tout prix, complètement paniqués. Quand je me suis tournée pour voir ce qui se passait, j'ai vu un énorme ca*a flotter dans l'eau du bain. É-NOR-ME, je vous jure!

Je me suis dépêchée de sortir Fabrice de l'eau et l'ai déposé sur une serviette. J'ai sorti les jumeaux de l'eau. Je leur ai parlé doucement pour essayer de les calmer tout en terminant de laver le petit dernier. (C'est à ce moment que Constance m'a avoué que c'était son oeuvre!) J'ai habillé le petit, puis j'ai pêché l'étron. J'ai vidé le bain, l'ai nettoyé, l'ai rempli à nouveau et j'ai replongé mes bébés pour enfin les laver.

Avec tout ça, j'ai pris un temps fou dans la salle de bain! Moi qui pensais faire vite et recevoir des félicitations de la part de mon copain pour mon sens de l'organisation! Disons qu'il y a de ces imprévus auxquels on doit faire face! :-)

lundi, mars 23, 2009

Le premier voyage de Fabrice

Tout d’abord, je dois vous avouer être désolée de ne pas avoir plus de temps pour venir donner des nouvelles. Les jours passent et se ressemblent, avec les nombreux soins à donner à la marmaille !

La première fin de semaine à la maison s’est bien déroulée. Si la première nuit de notre petit Fabrice à la maison avait été plutôt exigeante, les deux suivantes ont été fantastiques. En effet, le petit monsieur, âgé de seulement 3 et 4 jours de vie, m’a fait deux belles nuits de suites ! (Il a fait un gros six heures entre ses boires le dimanche et cinq heures la nuit suivante. Ça aide une maman à se remettre sur pied, ça !

Cela ne s’est pas reproduit par la suite. Il ne faut quand même pas trop en demander, hein ?

L’allaitement a continué de s’améliorer. Notre petit pou buvait de mieux en mieux, ce qui nous a permis de raccourcir la durée moyenne des tétées à quarante-cinq minutes. (Maintenant, ça prend encore moins de temps! On se rapproche de la demi-heure et le monsieur est repu!)

Dimanche matin (le jour suivant notre retour à la maison), mes parents sont venus faire un tour en avant-midi pour me donner un coup de main avec les jumeaux. Ils ont pu quitter sur l’heure du dîner, quand mon amoureux est revenu de travailler. En après-midi, il faisait un soleil radieux. Après la sieste des cocos, mon copain et moi sommes sortis. Nous n’avons pas pu aller très loin. Nous avons croisé nos voisins d’en face qui ont eu leur bébé le mois dernier et sommes allés leur présenter notre petit pou. Par la suite, Fabrice avait trop soif : j’ai dû rentrer. J’ai allaité dans la chambre des bébés, car il y faisait soleil. (La pédiatre nous avait conseillé de lui faire prendre des bains de soleil pour faire passer sa jaunisse.) Pendant ce temps, mon copain est demeuré avec les jumeaux dehors. Ils ont pu se balancer, jouer dans le carré de sable… Ah ! C’est bon, le printemps !

Le lendemain, nous sommes aussi sortis en après-midi, cette fois-ci pour aller jusqu’au bureau de poste. J’avais bon espoir de recommencer mes grandes balades dans le village, même si je sentais encore de la douleur à mon périnée (l’épisiotomie est décidément une coupure désagréable, c’est le moins qu’on puisse dire)…

En soirée, nous nous sommes fait une bonne bouffe sur le BBQ. Nous nous apprêtions à manger, lorsque mes beaux-parents sont arrivés du Saguenay. Ils étaient tout heureux de voir notre nouveau bébé !

Mardi, l’infirmière du CLSC est venue à la maison pour la visite de routine. À notre grande surprise, notre petit Fabrice avait déjà dépassé son poids de naissance, après seulement cinq jours de vie, alors que certains bébés mettent environ deux semaines pour le retrouver. Il pesait 6 livres 15 oz à la naissance, avait perdu un peu de poids les jours suivants et pesait 7 livres 2 oz lors de la visite de l’infirmière. Cela me confirmait que mon bébé buvait bien ! En ce qui concerne les nuits, l’infirmière m’a dit que je pouvais le laisser filer étant donné qu’il était de bon poids et qu’il buvait bien. Comme il rapproche ses boires en soirée, cela ne l’inquiétait pas.

Sa jaunisse n’était plus en progression. Une autre bonne nouvelle !

En après-midi, mon beau-père a dû nous quitter pour retourner chez lui. Il y avait des problèmes de chauffage à sa demeure et ça l’inquiétait. Ma belle-mère a décidé de rester avec nous. Nous allions bien trouver une solution d’ici la fin de la semaine pour qu’elle puisse retourner chez elle !

Après la sieste des enfants et le départ de l’infirmière, ma belle-mère, MJ et moi avons habillé les trois bébés pour sortir marcher. Il faisait encore un temps superbe. Nous sommes allés faire le tour du village avec les deux poussettes (la double et la simple). C’était si bon de pouvoir marcher d’un pas rapide ! Je me sentais moins en forme que jadis (ça fait déjà longtemps que je ne fais plus d’exercice !), mais au moins, je pouvais bouger ! Vive les accouchements naturels !

À notre retour à la maison, j’ai balancé mes cocos (ils aiment encore ça !) et les ai regardés jouer dans le carré de sable. Mon bébé faisait dodo dans la poussette et ma belle-maman avait eu la gentillesse de nous préparer un bon souper. C’était la belle vie !

Mercredi, mon copain a lancé l’idée d’aller conduire ma belle-mère au Saguenay (à la blague). J’ai considéré la proposition et je trouvais qu’à part le fait que le bébé était encore petit, c’était le meilleur moment pour y aller... Mon copain n’avait pas de spectacle pendant la fin de semaine (et il est si occupé le mois prochain que nous ne pourrions y aller qu’au mois de mai), il fallait trouver « un lift » à sa mère et la fin de semaine, la famille pourrait venir voir le bébé encore tout jeune et les grands passaient la fin de semaine chez leur maman… Tous les éléments étaient en place ! Nous avons donc décidé de partir vendredi après le dîner. Je nous trouvais pas mal audacieux et courageux!

Vendredi, nous sommes partis vers le Saguenay. Nous sommes arrêtés à la Place Laurier, à Québec, afin que je puisse allaiter et que les cocos puissent se dégourdir. Nous avons fait une autre escale à l’Étape, dans le Parc des Laurentides, pour que je puisse à nouveau allaiter (nous avions perdu beaucoup de temps dans le trafic à Québec et il n'aurait pu attendre d'arriver chez mes beaux-parents pour boire). Nous sommes arrivés à 20h00 à Chicoutimi, après sept heures passées sur la route et en escales ! Tout un premier voyage pour notre petit loup !

Dans la nuit de vendredi à samedi, nous n’avons pas beaucoup dormi. Les jumeaux étaient déstabilisés et se réveillaient souvent. C’est aussi lors de cette nuit-là que Fabrice a eu des tétées groupées, probablement dues à une poussée de croissance. Samedi, la visite est venue chez mes beaux-parents pour voir le nouveau bébé. Les jumeaux se sont beaucoup amusés avec leurs cousines !

Hier, j’ai réussi à prendre deux heures en après-midi, pendant la sieste des cocos, pour aller magasiner un peu. J’en avais marre de porter des vêtements de maternité ! L’expérience s’est avérée décourageante et déprimante. Je suis habituée à ce que tout ce que j’essaie me fasse bien (ou à peu près), mais avec mon petit bedon post-accouchement, tout était horrible ! J’ai finalement trouvé deux paires de jeans, question de faire changement de mes pantalons de maternité, et une chemise. Je retournerai magasiner quand j’aurai perdu mon poids et retrouvé mes formes habituelles ! Vivement le retour à l’entraînement ! (Je sais, vous allez me dire : « Laisse-toi une chance, ça ne fait pas deux semaines que tu as accouché ! », mais je me rends plus compte de l'image que je projette cette fois-ci, car j’ai déjà recommencé mes activités, alors qu’à mon premier accouchement, ça m’a pris des semaines voire des mois avant que je sorte et aie besoin de vêtements plus chouettes !)

Aujourd’hui, je vous écris de la voiture… Je prends un peu d’avance avec le portable, car à la maison, le temps me manque pour passer du temps devant l’écran ! Nous serons d’ici peu de retour à la maison, à la routine. Ça va faire étrange, après une semaine passée avec une belle-maman qui en faisait beaucoup… Je vais devoir prendre mon courage à deux mains pour accomplir toutes les tâches qui m’attendent ! Je dois prendre une chose à la fois et la première consiste à… arriver chez nous ! Voilà !

mardi, mars 17, 2009

Récit d'accouchement : pour TOUT savoir!


Pour ceux que ça intéresse, voici comment j’ai vécu mon accouchement. Je le note ici tout particulièrement pour nos proches et pour moi, pour m’en souvenir ! (Petit conseil aux futures mamans : essayez de prendre des notes dans un calepin pendant le travail ou le lendemain de l’accouchement pour vous rappeler des grandes lignes. C’est ce que j’ai fait cette fois-ci et cela facilite la rédaction du récit par la suite !)

Tout commence le mercredi 11 mars 2009. Comme vous le savez peut-être, le matin, je fais une petite séance de tire-lait, puis nous allons magasiner. En après-midi, je demande à mes parents de venir à la maison par prévention (un feeling, comme ça !). Mon copain travaille le soir et j’ai comme un pressentiment que le travail peut commencer à tout moment.

J’essaie de faire une sieste en fin d’après-midi, mais j’en suis incapable. Après le souper, alors que je plie des couches, je sens une contraction vraiment plus forte que tout ce que j'ai connu avant. Une vraie! Ça tire dans le dos, comme ce qu'on m'a décrit, tellement que je grimace et j'ai du mal à demeurer sur ma chaise. Mon père me regarde d'un air inquiet. C'est qu'il a bien peur de me conduire à l'hôpital et de finalement m'aider à accoucher dans la voiture! Il est 19h30 environ.

Je rajoute des choses à ma valise. Je dis à MJ: "J'ai l'impression que je ne passe pas la nuit ici." Nous sommes tous excités. (Et moi, honnêtement, j'ai la trouille devant l'imminence de l'Événement!)

Nous couchons Constance et Florent. Les contractions continuent toute la soirée. Ce n'est plus seulement le ventre qui durcit. Ça tire dans le bassin, le dos, le ventre...

Au moment où mon copain m'appelle enfin, soit après son spectacle, il est 22h20. Je le somme de revenir à la maison rapidement. Mes contractions sont encore aux 8 à 10 minutes, mais je sens que ça peut débouler très vite.

À 22h30, je vais prendre un bain. Je perds le compte des contractions parce qu'elles sont un peu moins fortes dans le bain (la chaleur me fait du bien). Or, à ma sortie, elles recommencent à se faire sentir tout en devenant plus intenses. Ouch!

À l'arrivée de mon copain, il me conseille d'appeler à l'hôpital. L'infirmière qui me répond me conseille d'aller dans le bain. Je lui dis que c'est ce que je viens de faire, puis elle me suggère d'aller m'étendre sur le côté gauche pendant 45 minutes, puis de retourner dans le bain si les contractions sont toujours présentes.

Je prends une collation et je vais me coucher vers 23h30. Je suis incapable de me reposer. Un grand courant parcourt maintenant mon corps aux cinq minutes. Je me tords dans mon lit, me fais des pressions dans le dos, me flatte les cuisses pour diminuer la douleur. Je me demande comment je vais faire pour passer au travers! (Je me demande aussi pourquoi je voulais tant un accouchement naturel! Ha! Ha!) En même temps, je me souviens de ce que la sage femme Isabelle Brabant conseille dans son livre. J'essaie de laisser mon corps détendu malgré les contractions, de le laisser travailler et je parle à mon bébé! Il faut qu'on travaille ensemble!

Vers 1h00 du matin, je retourne dans le bain (au diable le gaspillage d'eau!). Les contractions sont maintenant aux trois minutes et vraiment plus fortes. Je sors du bain et je vais réveiller mon chum: "Il faut qu'on parte à l'hôpital, chéri!" Nous terminons rapidement la valise. J'ai du mal à m'habiller. Je mets des vêtements amples parce que je n'endure rien de serré sur mon ventre. Mon copain va réveiller ma mère (mes parents étaient heureusement demeurés pour la nuit... je n'aurais tellement pas attendu 45 minutes, le temps qu'ils arrivent! Fiou!), puis il va avertir sa fille que nous partons. (MJ tenait à ce qu'on lui dise, le grand moment venu!) Le temps qu'il passe au sous-sol me paraît une éternité. Je l'interpelle. Je suis assise dans l'escalier, pâle comme un drap et j'ai mal au coeur. Si bien que ma mère me donne un bol pour le voyage en voiture.

Dans l'auto, le cauchemar printanier se fait sentir: les nids de poule! Les routes sont si cahoteuses que je me tords sur mon siège. Entre les contractions, mon copain et moi pouvons parler. Puis, c'est le silence. Il m'aide en me rappelant de bien respirer... Nous filons à toute allure sur l'autoroute. Heureusement, nous ne croisons pas de police! (Je pense que je n'aurais pas été très douce si on nous avait arrêtés!)

Nous arrivons à l'hôpital. Mon copain m'installe dans une chaise roulante, sort la valise et va stationner la voiture. Nous prenons l'ascenseur et arrivons à l'étage. Là-bas, l'infirmière me dit: "Je n'ai pas réussi à trouver votre dossier. Le gynécologue ne nous l'a pas fait parvenir. On va devoir recommencer tous les tests sanguins." Quoi? Je suis rendue à 40 semaines et 4 jours et ils n'ont pas mon dossier? Assez ordinaire!

Elle m'amène dans la salle de monitoring. Je vais mettre ma jaquette d'hôpital, puis fais un test d'urine. Ensuite, elle m'installe sur la civière pour que je puisse être branchée au moniteur. Les contractions sont fréquentes et vraiment très fortes. Elles sont aux trois minutes et ça réduit à deux. Mon corps est secoué par la force des contractions, je suis dans les vapes. Mon copain va faire mon admission. Il semble être absent si longtemps!

Le coeur de mon bébé ralentit à chaque contraction. L'infirmière me demande de me coucher sur le côté gauche pour l'aider à avoir davantage d'oxygène. J'ai la nausée. Mon copain n'a pas le temps de trouver l'infirmière et j'asperge littéralement le mur! Beurk!

Lors de mon premier examen, on me dit que je suis à 5 cm. Le docteur (que je ne connais pas, mais rendue là, c'est le moindre de mes soucis) crève mes eaux pour placer un moniteur à l'intérieur de l'utérus (on place le moniteur directement sur le cuir chevelu du bébé). On me fait des prises de sang (deux infirmières me piquent en même temps, prenant chacune un bras). Ça opère!

Peu après, l'infirmière me demande si j'ai envie de pousser. Je lui dis que pour le moment ça va, mais que quelques minutes avant, ça m'avait donné cette impression. Elle m'examine à nouveau: "Tu es complète, ma belle!" Mon col a dilaté de cinq centimètres en environ 15 minutes. Pas étonnant que ce soit douloureux!

On m'amène à la chambre de naissance qui s'appelle "Nid d'ange". Je me glisse de la civière au lit. À 4h00 du matin, je commence les poussées. Dans la chambre, il n'y a que mon copain, l'infirmière et moi. Elle me suggère d'essayer de pousser pour "voir comment je fais ça". Le docteur ne devrait venir que lorsqu'on apercevra la tête du bébé. Or, le coeur de mon petit pou décélère à chaque contraction, à chaque poussée. L'infirmière craint que le bébé ait le cordon autour du cou.

Je pousse, je pousse. Entre les contractions, je retrouve mon sourire. Mon chum n'en revient pas! (Nous avons même pris une photo! Hi! Hi!) Nous faisons des farces, jusqu'à ce que la prochaine vague me traverse. Comme je suis en position semi-assise, je sais que ce n'est pas l'idéal pour favoriser la sortie du bébé. Je demande à l'infirmière de rouler deux serviettes que je place sous chaque os de mes fesses pour libérer le sacrum (un autre petit truc donné par Isabelle Brabant!).

L'infirmière fait venir le gynécologue. Il arrive et constate après quelques poussées que le bébé ne pourra pas endurer ça longtemps. Son coeur décélère toujours. Quand j'entends cela, je me vois déjà être transférée au bloc opératoire pour une césarienne. Ce serait bien le bout! Subir tout cela pour finalement être coupée! Heureusement (bon, on essaie de voir positif, hein?), le médecin m'annonce qu'il me fera une anesthésie du bloc honteux pour ensuite me faire une épisiotomie. Cette étape de mon accouchement est la plus douloureuse. Mon copain tente de tenir le masque à oxygène dans mon visage (je dois le porter entre les contractions) et moi, je hurle de douleur! Les longues aiguilles traversent mon périnée. C'est insupportable. Mon copain est figé. Il ne trouve plus les mots pour m'encourager!

Par la suite, je continue à pousser. À un moment, je comprends comment le faire: je me redresse un peu pour être davantage assise (je n'accote pas mon dos sur le lit). Ainsi, je peux vraiment contracter les abdominaux (je n'ai pas eu de péridurale, alors ça me permet de bien sentir mes muscles lors des poussées). Le médecin, l'infirmière et mon copain m'encouragent en me disant qu'ils voient un peu plus les cheveux du bébé à chaque poussée. À chaque contraction, je donne environ deux poussées. L'infirmière me conseille de laisser passer une contraction sans pousser. J'en suis incapable! Ça veut pousser et je veux que ça finisse! Après l'épisiotomie, j'ai seulement deux contractions et enfin, le bébé naît!

Fabrice respire enfin hors de moi, à 4h37 du matin, moins de deux heures après mon arrivée à l'hôpital! Il mesure 51 cm et pèse 3170 grammes (6 livres et 15 oz). Je n'en crois pas mes yeux. On le dépose rapidement sur moi. Je suis aux anges. Je n'arrête pas de dire: "Je suis tellement heureuse! Tellement heureuse! Bébé! On a réussi! On a réussi!" L'infirmière rigole. J'embrasse mon bébé gluant et plein de sang. Contrairement à ce que j'aurais pensé, cela ne me répugne pas. Le moment est trop fort, trop intense. Rien à voir avec une césarienne. Vraiment! Mon copain et moi sommes si heureux que tout se soit si bien déroulé! J'ai réussi mon AVAC. J'ai mon bébé sur moi et il est en pleine forme. Il me regarde d'un air tout doux. Je tombe en amour à la première seconde. Quel feeling incroyable! C'est plus fort que tout!

Je sens les contractions qui continuent. J'expulse le placenta dans trop m'en rendre compte. C'est le dernier de mes soucis!

Le médecin recoud ma plaie alors que j'ai toujours mon petit minou sur moi. Mon copain descend à la cafétéria de l'hôpital pour aller appeler les grands-mères (l'une est chez nous et l'autre, au Saguenay!). À 5h00 du matin, à peine vingt minutes après avoir donné naissance, j'allaite mon bébé qui boit tout de suite comme un champion. Encore une fois, c'est une expérience merveilleuse qui n'a rien à voir avec mon premier accouchement! (Il faut dire que l'expérience a eu le temps de rentrer, avec un allaitement de jumeaux qui a duré plus de 16 mois et demi en plus de ma formation de marraine!) Quand mon copain revient dans la chambre, il n'en revient pas: "Il boit déjà?! C'est incroyable!" (Le mot "incroyable!" a d'ailleurs été utilisé très souvent dans les heures qui ont suivi l'accouchement. Ça s'était passé "incroyablement vite", le sentiment d'avoir le bébé sur moi après l'accouchement était "incroyable"...)

Vers 6h00, on m'aide à m'assoir un fauteuil roulant et on me transfère dans ma chambre. Malheureusement, je n'ai pas de chambre privée tel que demandé. Je m'installe dans le lit. Le bébé perd sa chaleur, alors on me fait faire du peau à peau. Mon amoureux sommeille dans la chaise à mes côtés. Vers 7h00, il décide de partir à la maison. Ensuite, je dors des petites tranches de quinze minutes par-ci, par-là. Le bébé du couple qui partage la chambre avec moi pleure souvent, alors j'ai du mal à me reposer.

L'infirmière m'aide à aller à la salle de bain. Je suis vraiment étourdie. Elle me laisse le soluté. Ah! Moi qui avais tellement hâte d'aller prendre une douche! (Bébé m'avait fait un beau c*c* sur le ventre à la naissance! Belle façon de saluer les gens, hein? On m'avait donné une serviette pour nettoyer, mais je pensais pouvoir me doucher plus rapidement que cela!)

Mon petit pou boit à nouveau vers 9h00. Vers 10h00, une infirmière vient le chercher pour le laver. Elle revient en me disant qu'elle a dû lui laver les cheveux trois fois avant que les cheveux soient vraiment propres! Ils étaient tout collés!

À 11h15, on accepte d'enlever mon soluté, mais je dois tout de même attendre avant d'aller prendre une douche. Je dois être capable de marcher sans me sentir faible! :-(

La journée passe len-te-ment. Je n'ai pas la télé, je suis fatiguée (ça fait quand même plus de 24 heures que je suis réveillée et je n'arrive pas à dormir suffisamment pour me remettre un peu sur pied). Je prends le temps d'écrire des notes sur mon accouchement dans un calepin. Je ne peux pas appeler chez moi parce que nous ne sommes pas avec Bel* (donc pas de frais virés possible et plus de carte d'appel!). Mon copain arrive un peu avant le souper.

En soirée, mes parents viennent avec les quatre autres enfants (MJ, A., Constance et Florent). La réaction de Constance est instantanée: "Veux prendre bébé!" Nous l'assoyons sur le lit et l'aidons à prendre Fabrice. Quand nous lui demandons comment s'appelle le bébé, elle répond: "Poupée!" Ça en dit long sur la perception qu'elle a de son petit frère!

Les enfants et les grands-parents prennent tour à tour le bébé. Tout le monde est sous le charme.

Par la suite, mon copain part travailler (la terre n'arrête pas de tourner, n'est-ce pas?) et la famille quitte. Je me fais installer la télévision, ce qui me permet de reprendre contact avec le monde extérieur! ;-) Mon frère est venu me visiter en soirée, accompagné de ses deux filles.

J'ai la chance d'avoir une chambre privée le vendredi soir. Je reçois la visite de mes soeurs Clo et Marie, qui elle, vient avec toute sa petite famille. Mon copain arrive en fin de soirée, après son spectacle. Je dors tellement mieux dans ma chambre privée! Je constate que ce n'était pas mon bébé qui me réveillait si souvent, dans la chambre double, mais bel et bien le bébé voisin!

Nous sommes demeurés à l'hôpital un peu plus de 48 heures, ce qui est plus long que le séjour habituel de 36 heures. C'est qu'à mon arrivée, j'ai reçu l'antibiotique contre le streptocoque. Normalement, ce dernier fait effet en quatre heures, mais mon bébé est né trop vite! L'antibiotique n'a pas eu le temps d'agir et le bébé devait demeurer sous observation. On lui faisait régulièrement des prises de sang. Heureusement, tout est beau et il ne semble pas avoir de problème, à part une petite jaunisse qui commence. Prescription de la pédiatre: lui faire prendre des bains de soleil et l'allaiter souvent!

Nous revenons à la maison vers 13h00, samedi. Tout le monde est bien excité. Nous donnons congé à mes parents qui ont été vraiment gentils d'être demeurés avec les quatre enfants si longtemps! En après-midi je dors un peu. Le soir, c'est le branle-bas de combat. Je suis seule avec les quatre enfants. Constance et Florent se sont ennuyés de leur maman, mais je dois prendre le temps d'allaiter Fabrice qui prend encore une bonne heure à téter. Une chance que les deux aînés m'aident, à la demande de leur père (qui lui, est parti travailler)! Pendant que MJ a le petit dernier dans les bras, je peux donner le bain aux jumeaux. Plus tard, c'est A. qui leur lit l'histoire alors que je m'occupe du bébé. Les grands partent chez leur mère en fin de soirée. Au moins, les cocos dorment et je peux me concentrer sur les soins au bébé.

La première nuit à la maison est difficile. (Je me souviens que ç'avait ainsi pour les jumeaux! Nous étions DÉ-SES-PÉ-RÉS!) Il boit souvent, très souvent. Je finis par gagner deux heures de sommeil de suite en le couchant sur moi, au petit matin. Après tout, il n'a que trois jours et il doit être déstabilisé par le déménagement!

Depuis, les choses se sont placées. Les enfants s'habituent à sa présence. Constance et Florent ont demandé davantage de surveillance au début, car ils avaient tendance à faire des mauvais coups alors que nous étions occupés. Or, depuis deux jours, ça va mieux.

Et moi, je suis en amour. Je suis heureuse. Cette fois-ci, peu ou pas de blues post-partum. Je n'ai pas le temps et pas envie! Il fait trop beau et je compte profiter chaque instant de la présence de ce nouveau-né! La vie est belle. La vie est bonne!

Vive la vie, sous toutes ses coutures! (La photo de notre chérubin a été prise par mon papa à notre arrivée à la maison. Je n'ai même pas eu le temps de faire le ménage dans les miennes encore! Ça viendra!)

dimanche, mars 15, 2009

Pour vous faire patienter...

Pour certains, ce ne sera pas une primeur. Par contre, c'est la première fois que je vais mentionner le prénom choisi pour notre poupon ici!

En attendant les photos, donc, je vous dévoile la musique que notre fiston entendra à chaque fois que nous l'appellerons...

Nous avons choisi le prénom Fabrice! Ils ne sont pas nombreux à porter ce nom et nous trouvons qu'il va merveilleusement bien avec le nom de nos jumeaux, Constance et Florent.

Voilà! Des photos viendront assurément, mais pour l'instant, la maman a pas mal la broue dans le toupet!

À bientôt!

samedi, mars 14, 2009

De retour à la maison!

Tout d'abord, merci infiniment à tous ceux et celles qui ont pris quelques minutes pour commenter mon dernier message. Je suis maintenant de retour à la maison avec mon petit homme et quelle surprise j'ai eu en ouvrant ma boîte de courriels! Plus de 120 messages m'attendaient et à peine deux ou trois étaient du "junk". Le reste, c'étaient de beaux messages de félicitations! Wow!

Nous sommes arrivés à la maison à 13h00. Je suis en pleine montée laiteuse (ouch!). J'ai bien hâte de vous raconter en détails comment s'est passé l'accouchement! En tous cas, ça s'est fait drôlement vite!

Je vous reviendrai bientôt avec le récit. J'ai noté les grandes lignes dans un cahier le lendemain de l'accouchement pour tenter de ne rien oublier!

À bientôt et merci encore pour vos bons mots! J'étais contente de lire mes lecteurs/commentateurs habituels, mais aussi ces nombreuses personnes qui ont osé laisser leur trace pour la première fois. Ça me touche beaucoup! Merci, merci, merci!

jeudi, mars 12, 2009

Aux trois minutes

On part! Pensez à moi. Là, c'est vrai!

mercredi, mars 11, 2009

Magasinage de contractions

Suite aux bons conseils d'une de mes lectrices (merci Julibé!), aujourd'hui, je suis allée magasiner avec mon homme et les bébés. Nous flânions aux Promenades St-Bruno, sans but. Les bébés étaient heureux comme des rois. Enfin, nous les laissions se promener et courir à leur guise! Nous n'avions pas d'achats à faire, nous voulions seulement nous promener à l'abri de la pluie!

En fait, je magasinais... des contractions! J'en ai eu quelques-unes, mais pas tellement fortes et rien de régulier. Zut!

Ce matin, en me rendant à la salle de bain, j'avais l'impression d'avoir perdu mon bouchon muqueux. Cela s'est confirmé lors d'une autre visite au petit coin ce midi! Enfin, j'avais l'impression qu'accoucher devenait possible! (Parce qu'avec toutes ces fois où j'avais eu de l'espoir, j'étais un peu découragée et déçue!)

À notre retour à la maison, mon copain n'a pas tardé avant de partir travailler. Puis, mes parents sont arrivés. Nous leur avions demandé de venir, car j'avais peur que le travail commence alors que j'aurais été seule avec les quatre enfants. J'ai tenté de faire une sieste, mais je n'ai pas réussi à dormir. Le vent battant dans les fenêtres me réveillait!

Nous avons soupé et par la suite, les contractions ont commencé. Au début, c'était comme d'habitude: de bons durcissements de bedon. Mais à un moment, alors que je pliais des couches, j'ai commencé à mal me sentir. Ça tirait, j'avais des crampes et le mal de dos s'est mis de la partie. J'ai allumé: le travail commençait à se faire de façon un peu plus sérieuse!

Pour le moment, j'ai de bonnes contractions, mais encore irrégulières. Je sens que ça évolue. J'ai même terminé ma valise (qui était dans la voiture aujourd'hui, même s'il y manquait des trucs!). Je ne sais pas du tout comment ça va se passer. Vais-je passer la nuit ici? Vais-je crever mes eaux avant de quitter pour l'hôpital ou sont-ce les contractions qui me mèneront là-bas? Je n'en sais rien. Je prends une heure à la fois. Quand les contractions seront plus douloureuses ou plus rapprochées, j'irai dans le bain. J'attends!

En ce moment, j'ai seulement hâte que mon copain termine son spectacle et qu'il m'appelle. J'ai hâte de lui dire ce qui se passe! :-)

Je me sens prête. J'ai hâte qu'on se donne le "go" et qu'on parte. J'espère seulement que la voiture ne s'envolera pas si jamais on doit quitter pour l'hôpital cette nuit... Il y a un de ces vents à l'extérieur, c'en est apeurant!

Voilà pour les dernières nouvelles. Merci infiniment pour les bonnes pensées. Elles font leur chemin, on dirait bien! :-)

Encore à la maison

Je suis toujours à la maison ce matin, après une méga nuit de sommeil réparateur. (C'est toujours ça de gagné, hein?)

Je n'ai pas beaucoup de contractions ce matin. Je me demande cependant si je n'ai pas perdu mon bouchon muqueux. Je ne suis pas certaine.

Mon amie Isabelle l'a bien dit dans les commentaires du billet précédent. On dirait que j'écoute un film à chaque jour qui se termine toujours par "à suivre"! C'est un peu débilitant, à la longue!

Bon. Une petite contraction. Ça m'encourage!

À suivre! ;-)

mardi, mars 10, 2009

Peut-être, peut-être

Je voulais écrire un billet sur ma soirée d'hier, à Radio-Canada, mais là, la vie prend le dessus.

Je vais prendre un bain, ça vous donne une idée de ce qui se passe par ici et de l'excitation qui règne dans la maison!

Et si ma séance de tire-lait avait aidé? Et si la pleine lune me donnait un coup de main?

En tous cas, je croise les doigts pour que les contractions demeurent, même après avoir mariné dans l'eau chaude!

Je vous tiens au courant! :-)

lundi, mars 09, 2009

Pas facile

Ouf... J'ai les larmes au bord des yeux, ce matin. J'ai vu chaque heure de la nuit passer. Je pensais à toutes sortes de choses, ne trouvais pas de position pour enfin m'assoupir... Décidément, la fin de grossesse, ce n'est pas facile!

Quarante semaines et trois jours. Toujours pas de signe d'un accouchement imminent. C'est décourageant! Cette semaine, mon copain travaille beaucoup. Il n'y a plus de bon timing. Si ça déclenche tout seul, je devrai l'appeler au travail pour qu'il vienne me joindre à l'hôpital (ainsi, on impose un stress à l'équipe du spectacle auquel il participe). Sinon, la semaine prochaine, c'est la césarienne qui m'attend. Le portrait n'est pas génial!

Heureusement, ce soir, je pourrai me changer les idées. J'irai souper avec des copines virtuelles et mes soeurs (toutes des mamans blogueuses) avant d'aller au lancement des chroniques web de Mère indigne. Ça va me faire changer d'air un peu et disons qu'une petite sortie sans bébé, avant l'arrivée du petit dernier, ça va faire du bien!

En tous cas, ayez une petite pensée pour moi. Je suis pleine d'inquiétudes et de soucis ces jours-ci et avec le manque de sommeil, j'ai du mal à demeurer positive! :-( J'ai besoin de vos bonnes ondes!

dimanche, mars 08, 2009

On recommence les activités!

Eh non. Toujours pas accouché...

Tellement que je recommence à m'organiser des activités. Si au départ, je n'étais pas certaine de pouvoir aller au lancement des chroniques web de Mère indigne, voilà que je viens de m'inscrire sur le site web de Radio-Canada. Je ne sais pas s'il reste de la place, mais bon! Une fille s'essaie! (Je vais sûrement avoir la réponse demain, au cours de la journée. On appelle ça de la dernière minute, mes amies!)

Qui sait, peut-être que je vais perdre mes eaux devant une centaine de mères blogueuses? Hummmm... Disons que ce serait un peu gênant!

Alors... ou on croise les doigts pour que mon accouchement se fasse très rapidement (aujourd'hui, ce serait une belle journée pour accoucher!) ou bien on espère que je sois au lancement pour rencontrer des tas de copines virtuelles! ;-)

vendredi, mars 06, 2009

On y est.

Regardez ma bannière. Eh oui! On y est. J'ai quarante semaines de grossesse de faites aujourd'hui. C'est l'aboutissement d'un long voyage. C'est un grand soulagement. En même temps, j'ai l'impression d'être arrivée à destination et d'être là, sur le pas de la porte, à attendre que quelqu'un m'ouvre!

J'ai beau m'assoir sur mon ballon d'exercice le plus souvent possible, rien ne semble bouger. Peu de contractions, peu de changement (à part un méga mal de bassin qui me donne envie de me rouler en boule sur le divan toute la journée!).

On continue à attendre, mais avec un peu d'inquiétude. Mon copain a une grosse semaine de travail devant lui et moi, je serai seule avec les quatre enfants (la mère des deux aînés ayant décidé de partir dans le Sud pour la semaine). Disons que j'aurais préféré accoucher cette semaine, alors que nous n'avions rien au programme!

C'est là qu'on voit qu'on ne contrôle rien! :-(

J'ai tellement hâte de le voir, mon petit poupou! C'est incroyable!

En attendant, je continue à faire de la bouffe pour mettre au congélateur! Je fais la fourmi!

jeudi, mars 05, 2009

Déception de la semaine

Mardi, en plus de voir le travail de ma grossesse "reculer", j'ai aussi eu cette pilule à avaler. Je ne sais pas, je trouve ça assez ordinaire! :-(

Mais bon. Les voix que j'ai faites sur la chanson demeurent et je suis fière du résultat!

Villes participantes - subventions pour couches lavables

Suite à mon dernier billet, j'ai fait une petite recherche sur internet pour savoir quelles villes offraient un programme de subvention pour l'achat de couches lavables.

Pour ceux et celles qui aimeraient savoir si leur ville en a un, voici les informations que j'ai trouvées sur le site de Mère Hélène (compagnie de couches lavables fort appréciées des parents). Je vous copie l'information trouvée sur le site. Les villes sont classées par région. Vous trouverez le type de subvention que l'on accorde ainsi que le moyen d'avoir de plus amples informations.

01 - Bas-St-Laurent:

Aucune ville participante jusqu'à maintenant. (Faites-en la demande! Ce sont les citoyens qui aident les villes à développer de belles initiatives!)

02- Saguenay - Lac-Saint-Jean


St-Ambroise
(MRC du Fjord)
100$ pour l'achat de 25 couches Mireille Bergeron

03 - Capitale-nationale

Beaupré 50% à l'achat de couches lavables avant taxe jusqu'à concurrence de 100$ À lire
Charlevoix-Est 100$ par enfant pour l'utilisation des couches de coton Article de Cyber-presse
MRC de l'Île D'orléans 150$ est remis en subvention avec un achat minimum de 250$. 418-829-3572
MRC de la Jacques-Cartier
Lac Delage
Ste-Brigitte-de-Laval
Stoneham
50% à l'achat de couches lavables avant taxe jusqu'à concurrence de 100$ Lien web

04 - Mauricie

Louiseville 100$ à l'achat d'un kit de 300$ Reportage de Canoe

05 - Estrie

Brigham une subvention de 100 $ par enfant Ville Brigham
Coaticook 50% de l'achat jusqu'à concurrence de 200$ Politique familiale de la ville de Coaticook
Compton 50% de l'achat jusqu'à concurrence de 200$ sur un ensemble d'au moins 25 couches. Ville de Compton
East Hereford Subvention disponible pour l'achat de couches lavables. Contactez la municipalité
Farnham 100$ par enfant pour l'utilisation des couches de coton. Ville de Farham
Granby 50% du kit de couche jusqu'à concurrence de 200$ et pour les bébé de 12 à 24 mois, remboursement de 25% Téléphoner à la ville
Lac Mégantic Une subvention de 50% des coûts reliés à l’achat de couches de coton pour un montant maximum de 200 $ par enfant. Communiqué p.8
Lambton 50% de l'achat jusqu'à concurrence de 200$ sur un ensemble de couches. Info-Lambton
Magog Municipalité défrayera 50 % des coûts (jusqu'à un maximum de 200 $) Le Reflet
MRC du Val St-François
Bonsecour,
Canton de Cleveland,
Canton de Valcourt
Kingsbury
Lawrenceville Maricourt Melbourne
Racine
Richmond
Saint-Claude
Saint-Denis-de-Brompton
Saint-Anne-de-la-Rochelle
Saint-François-Xavier-de-Brompton
Stoke
Ulverton
Val-Jolie
Valcourt
Windsor
100$ de remboursement sur un ensemble d'au moins 25 couches.

Site de la MRC
MRC du Granit
Woburn
Frontenac
Piopolis
Lac-Drolet
Courcelles
Lambton
Marston
Nantes
Notre-Dame-Des-Bois
St-Ludger
Ste-Cécile de Whitton Stratford
Certaines municipalités offrent 100$ de subvention et d'autres 200$. Informez-vous directement auprès de votre municipalité. non disponible
Shefford Infos à venir à venir
Sherbrooke 100$ de remboursement sur un ensemble d'au moins 25 couches. Reportage de LCN
Ville de Sherbrooke

06 - Montréal

Aucune ville participante jusqu'à maintenant. (Faites-en la demande! Montréal ne sait plus où mettre ses déchets... Il me semble que ça devrait être la première ville à subventionner de tels achats!)

07 - Outaouais

Cantley 100$ par enfant pour l'utilisation des couches de coton (Min. 20 couches) Article de info-07.com

08 - Abitibi-Témiscamingue

Aucune ville participante jusqu'à maintenant. Faites-en la demande!

09 - Côte-Nord

Aucune ville participante jusqu'à maintenant. Faites-en la demande!

10 - Nord-du-Québec

Aucune ville participante jusqu'à maintenant. Faites-en la demande!

11 - Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine

Aucune ville participante jusqu'à maintenant. Faites-en la demande!

12 - Chaudière-Appalaches

Lévis La ville rembourse l'équivalent de 50% de vos dépenses en couches lavables, jusqu'à concurrence de 100$ (pour un min 20 de couches). Pour plus d'info, cliquez ici!
MRC de Lotbinière

Laurier-Station
Leclercville
Lotbinière
N.-D.-S.-C.-D 'Issoudun
Saint-Agapit
Saint-Antoine-de-Tilly
Saint-Apollinaire
Sainte-Agathe-de-Lotbinière
Sainte-Croix
Saint-Edouard-de-Lotbinière
Saint-Flavien
Saint-Gilles
Saint-Janvier-de-Joly
Saint-Narcisse-de-Beaurivage
Saint-Patrice-de-Beaurivage
Saint-Sylvestre
Val-Alain

200$ de remboursement sur un ensemble de couches réutilisables.

Communiqué
MRC Robert-Cliche

Saint-Victor,
Saint-Alfred,
Beauceville,
Saint-Odilon-de-Cranbourne,
Saint-Joseph-de-Beauce,
Saint-Joseph-des-Érables,
Saint-Jules,
Tring-Jonction,
Saint-Frédéric,
Saint-Séverin

100$ de remboursement sur un ensemble d'au moins 24 couches.

* Attention: l'achat des couches doit se faire sur le territoire de la MRC pour que la subvention soit valide.
article UMQ
Saint-Georges 100$ par enfant pour l'utilisation des couches de coton (min 24 couches). Pour plus d'infos, cliquez ici!

13 - Laval

Aucun programme de subvention. Faites-en la demande!

14 - Lanaudière

Terrebonne 100$ pour un achat de 24 couches Le trait d'union

15 - Laurentides

Aucune ville participante jusqu'à maintenant. Faites-en la demande!

16 - Montérégie

Beloeil 50% de l'achat jusqu'à concurrence de 100$ Ville de Beloeil
Béthanie 200$ de remboursement sur un ensemble de couches. Informations
Chambly 50% des coûts d'achat, jusqu'à concurrence de 100$ par enfant. Communiqué
Mont St-Hilaire 100$ par enfant pour l'achat de 25 couches lavables. Politique familiale
MRC de Roussillon
Candiac
Châteauguay
Delson
La Prairie
Léry
Mercier
Saint-Constant
Saint-Isidore
Saint-Mathieu
Saint-Philippe
Sainte-Catherine
Subvention de 150$ à l'achat d'un ensemble minimum de 20 couches lavables. À venir
Otterburn Park 50% de l'achat jusqu'à concurrence de 100$ (min. 25 couches) Communiqué
St-Césaire 50% de l'achat jusqu'à concurrence de 100$ Ville St-Césaire
Je rajoute

St-Damase - 100$ par enfant pour l'achat de 25 couches lavables.
Municipalité: 450-797-3341 (voir les détails donnés dans ce billet).

(St-Hyacinthe se serait-elle dotée d'un tel programme elle aussi? Je n'ai pas trouvé l'information sur internet. Si vous êtes au courant et avez une source sûre, faites m'en part afin que je puisse mettre l'information ici. Merci!)

17 - Centre-du-Québec

Lyster

Remboursement de 100$ pour l’achat d’un ensemble de couches de coton (minimum 20 couches)


Plessisville Remboursement de 100$ Informations
Sainte-Clotilde-de-Horton 50 % des coûts encourus pour l’achat de couches lavables et réutilisables, jusqu’à concurrence d’un montant de 250 $ par enfant. Municipalité
Saint-Cyrille-de-Wendover Un remboursement de 50 % des coûts défrayés pour les couches lavables, et ce, jusqu’à concurrence d’un montant de 250 $ par enfant. Article Jounal l'Express
Victoriaville 100$ par enfant pour l'utilisation des couches de coton (min 20 couches). Plus d'info ( Capucin)
Politique familiale

Si votre ville participe au programme de subvention mais n'est pas nommée dans la liste, écrivez-le moi dans les commentaires! Je la rajouterai avec plaisir. (Merci de me dire dans quelle région votre municipalité se trouve afin que je la place au bon endroit!)

C'est tout de même encourageant quand on regarde la longueur de ce billet. En même temps, on voit que certaines régions ont du chemin à faire! :-/

Bravo à ma municipalité!

En lisant le journal de mon village, j'ai été fort étonnée d'apprendre que la municipalité avait adopté un programme pour l'achat de couches de coton.

Plusieurs villes ont commencé à offrir des subventions pour aider les parents à faire l'achat d'un ensemble de couches lavables pour leur bébé, mais je ne croyais jamais qu'un si petit village se doterait de ce même genre de programme! Je suis fière de mon village! :-)

Pour profiter de cette subvention, les parents doivent se présenter au bureau municipal avec:
  • La facture originale pour l'ensemble de couches acheté, peu importe la marque ou l'endroit (minimum de 25 couches, non disponible pour l'achat de couches à l'unité);
  • Une preuve de naissance de l'enfant concerné;
  • Une preuve de résidence de l'enfant concerné;
  • Un contrat d'engagement d'utilisation des couches de coton signé les parents (contrat fourni par la municipalité).
L'aide financière est de 100$. Certaines villes offrent davantage, mais bon! C'est tout de même 100$ de moins à payer!

Les municipalités ont avantage à offrir ce programme, compte tenu que les couches jetables sont très polluantes (elles demandent entre 300 et 500 ans pour se décomposer... ouch!) et que les collectes d'ordures sont très coûteuses pour les villes.

Bravo St-Damase! :-)

mardi, mars 03, 2009

Un pas devant, deux derrière

Ce matin, j'avais mon rendez-vous chez le médecin. On m'avait appelé pour m'offrir de me rendre plus tôt. Ça faisait mon bonheur, car j'avais tellement hâte de savoir comment le travail avait évolué! De plus, je rencontrais un autre médecin de l'équipe de gynécologues. J'ai offert à mon copain de venir avec moi. Pendant ce temps, nous avons fait garder les bébés par leur grande soeur et leur grand frère!

Le médecin était fort sympathique, mais n'avait pas nécessairement de bonnes nouvelles à m'annoncer. Bah, rien de grave non plus, n'ayez crainte! C'est seulement qu'il m'a dit que selon lui, mon col était effacé à 80% plutôt qu'à 90% comme l'autre docteur avait noté la semaine précédente et que le col était encore bien fermé et postérieur (alors que l'autre me disait qu'il était ouvert à un centimètre). Bref, si j'étais remplie d'espoir la semaine dernière, cette fois-ci, j'avais l'impression de reculer!

La seule chose qui reste inchangée, c'est que le bébé est vraiment très bas ("Vous devez toujours être rendue à la toilette!" m'a dit le médecin. Ouiiiiiii, tellement!).

À part cela, la hauteur utérine est de 34 centimètres et j'ai pris environ deux livres depuis mon dernier rendez-vous.

Dire que dimanche, nous pensions que ça y était... J'avais eu des contractions aux cinq minutes une bonne partie de la journée et parfois même plus rapprochées. Elles n'étaient cependant pas assez douloureuses pour que je me rende à l'hôpital. (On m'a tellement dit que je saurais quand ce serait le temps de m'y rendre que je ne m'en faisais pas!) J'ai pris un bain sur l'heure du souper. Ça s'est calmé, puis ç'a repris de plus belle en soirée. Si bien qu'avant de me coucher, j'avais pris le temps de terminer ma valise au cas où ça s'amplifierait pendant la nuit. Finalement, j'avais eu quelques bonnes contractions nocturnes, mais j'arrivais tout de même à dormir entre elles. Puis, le matin venu, il n'y avait plus rien! J'étais déçue!

Aujourd'hui aussi, la déception s'est fait sentir. Je pensais tellement que les contractions avaient fait évoluer le travail! Il fallait que je me rende à l'évidence: ce ne sont encore que de "fausses contractions", même si elles sont plutôt incommodantes!

J'étais tellement déçue que je n'avais même pas envie de venir écrire cela ici. J'ai attendu toute la journée avant de le faire. Je me suis résignée à venir écrire quelques lignes pour ceux et celles qui attendaient de mes nouvelles. (Disons que mon blogue est très pratique pour communiquer les nouvelles à mes proches! Ceux qui sont intéressés passent me lire et je ne suis pas obligée d'envoyer un courriel à tous et chacun!)

J'ai demandé au médecin si je pouvais essayer d'accélérer le travail avec des "trucs de grand-mère" (l'huile de ricin, par exemple). Il m'a déconseillé de le faire, car comme le col n'est pas ouvert, ça risquerait de me donner une bonne diarrhée, sans provoquer des contractions. Ouin. Pas très intéressant ni tentant!

Mon prochain rendez-vous sera le 13 mars. Un vendredi. Treize. Parions que je vais accoucher ce jour-là! Argh!

Ce soir, nous nous sommes fait une petite soirée cinéma à la maison. Nous avons loué un film avec les grands. J'ai passé tout le film à sautiller sur mon ballon. J'ai eu plusieurs contractions, mais on dirait que ça ne me fait plus rien. Je suis fâchée, bon! :-(

Voilà pour les nouvelles! On continue à patienter... Je parle à mon bébé, je lui dis qu'on a hâte de le voir, que nous sommes prêts à l'accueillir. Or, il semble tenir de sa mère et être fort confortable au chaud! (J'ai fait subir le même sort à ma propre maman il y a près de trente ans...) Let's go, bébé! Quand tu es prêt! ;-)

lundi, mars 02, 2009

Bulletin bédaine

Maintenant, allons voir Anne-Lune avec le " bulletin bédaine" :

"Ce soir, accalmie avec contractions passagères de force faibles à modérées, peu chronométrées. Le système semble encore désorganisé. Il est difficile de prévoir le moment auquel la tempête frappera le ventre de la côte est à la côte ouest."

Bref, dormez en paix. C'est pas cette nuit que je vais accoucher! :-/

(Mais je vois le docteur demain, alors ça me donnera une idée de ce qui se passe!)

dimanche, mars 01, 2009

Vos prédictions

Maintenant que j'ai 39 semaines et des poussières de grossesse, voici le temps des prédictions.

Allez-y! Quelle date pensez-vous que je vais accoucher? Il faut tenir compte du fait que mon médecin ne me laissera probablement pas dépasser les 41 semaines et demi (soit vers le 17 mars). De plus, ma date prévue d'accouchement selon mes dernières règles est le 6 mars, mais ma médecin a le 7 mars dans ses dossiers.

J'ai hâte de vous lire! :-)

Déjeuner musical

Les parents qui ont de jeunes enfants seront d'accord avec moi: les faire manger demande parfois beaucoup d'astuces et de stratégies. Dernièrement, nous avions commencé à applaudir à chaque bouchée prise par nos loups et à lancer de beaux "bravooooo!". Nous avons même varié le ton de nos exclamations, ce qui les faisait rire et les encourageait à manger.

Je leur ai également montré le signe du "pouce en l'air". À chaque bouchée qu'ils prenaient, je leur disais un gros "yesss!" et nous collions nos pouces ensemble. Cette complicité les amusait et pour avoir l'honneur d'avoir un beau "yesss!", ils enfilaient les bouchées.

Bien sûr, ces technique se sont épuisées avec le temps. Il fallait trouver autre chose! :-)

Hier matin, j'ai eu un flash. Comme nos cocos sont dans une phase Shilvi assez incroyable (nous l'écoutons dans la voiture, dans la maison et les enfants me demandent même de chanter leurs chansons préférées en boucle!), j'ai mis le disque pendant le déjeuner. Puis, j'ai appuyé sur "pause". J'ai expliqué à mes loups que s'ils voulaient que la musique recommence, il fallait qu'ils mangent une bouchée. Constance a d'abord fait une méga-crise, puis quand elle a compris le principe, elle a adoré! Aussitôt leur bouchée avalée, j'appuyais à nouveau sur pause. Ils piquaient un autre bout de gauffre, le mettait dans leur bouche et j'appuyais sur "play". Très comique comme jeu!

Mes deux amours ont super bien mangé. Le midi, ils m'ont demandé de faire la même chose. C'était assez drôle, car à ce moment, je participais avec eux. Le soir, quand ils m'ont demandé de mettre Shilvi, je leur ai dit qu'on ne ferait pas ça à chaque repas. Cette fois-ci, on allait écouter le disque après le repas, ce qui nous permettrait de danser. Ils ont compris et ont bien mangé, encore une fois!

Ce qui m'inquiétait un peu dans le jeu que j'avais inventé, c'était qu'ils mangent au-delà de leur appétit afin d'écouter encore la musique. Je ne veux quand même pas en faire des "outre-mangeurs"!

Ce matin, évidemment, ils m'ont demandé de jouer encore. Ils étaient tout contents! À un moment, après avoir mangé plus de la moitié de son bol de céréales, Constance m'a dit: "Plus faim, maman!" et a repoussé son bol. Elle avait assez mangé et était capable de me le dire! (Florent a évidemment suivi sa soeur... Ils font toujours pareil, l'un et l'autre!)

En tous cas, si ça peut les aider à manger un peu, mes petits oiseaux, c'est tant mieux! :-)