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samedi, janvier 30, 2010

Docteur!

Ce matin, Constance et Florent jouaient avec leur trousse de docteur et leurs oursons en peluche. À un moment, je vois Constance mettre la seringue sur le ventre de son nounours. Elle me regarde, inquiète et m'annonce: "Maman! Nounours a son coeur brisé!"

J'ai tellement trouvé ça mignonnnnnnnnnnn, il fallait que je vous le raconte! :-)

mardi, janvier 19, 2010

Une autre étape de franchie

Depuis qu'elle est toute petite, Constance aime les suces. À une certaine époque, elle en avait même plusieurs qu'elle traînait avec elle. Elle pouvait en avoir une dans chaque main et l'autre dans la bouche! (Ça, c'est quand elle n'essayait pas d'en mettre deux dans sa bouche en même temps! Hi! Hi!)

Or, depuis un an, nous avions réduit l'utilisation de la suce à la sieste et au dodo de la nuit. Durant la journée, nous lui demandions de ne pas l'utiliser. Mais Constance est "ratoureuse" et se cachait parfois pour la mettre dans sa bouche. Nous le savions, parce qu'elle fermait alors la porte de sa chambre ou se cachait, silencieuse, dans un coin! Petite "vlimeuse"!


L'été dernier, j'avais acheté le livre Cajoline, Au revoir, la suce. Nous avions abordé avec notre fille le fait qu'un jour, il faudrait qu'elle cesse d'utiliser sa suce. Cette perspective ne semblait pas l'enchanter. Par contre, à l'approche de ses trois ans, je crois que l'idée avait fait son chemin et notre cocotte ne faisait plus la moue à chaque fois que j'en parlais.

Nous avons finalement pris la décision de lui retirer sa suce le lendemain de son troisième anniversaire.En théorie, c'était bien beau. En pratique, ouf! Cela n'a pas été de tout repos!

C'est qu'on avait oublié un PETIT détail. Mon chum partait en tournée pour quatre jours au lendemain dudit troisième anniversaire! :-/

Au départ, je voulais faire comme dans le livre de Cajoline et envoyer la suce au "roi Lapin" (pour qu'il la donne à des bébés lapins qui ont besoin de faire leurs dents sur des suces!). Puis, en lisant qu'une de mes copines avait gardé la suce en souvenir dans une petite boîte, j'ai cru bon la garder, parce que c'était tellement représentatif des trois premières années de Constance! Je l'ai fait bouillir pour enlever les microbes (la suce, pas ma fille! Ha! Ha!), puis l'ai mise dans un "ziploc". J'ai écrit dessus la date à laquelle nous l'avons retirée et l'ai rangée dans sa boîte à souvenirs, en haut du garde-robe.

Le soir venu, j'ai dû "dealer" avec une petite puce qui ne voulait rien savoir de dormir, qui se relèvait pour trouver un livre à amener dans son lit, qui grattait le bobo qu'elle avait dans son visage pour que je vienne lui donner les premiers soins, qui voulait retourner faire pipi à la salle de bain et qui a fait - tenez vous bien! - quatre pipis au lit pendant la nuit! Aïe! Belle affaire!

Pourtant, j'avais fait plein de trucs pour la réconforter et faire la transition tout en douceur:
  • Je lui ai fait choisir les toutous qu'elle voulait dans son lit pour la nuit et les avais fait parler: ils lui disaient qu'ils seraient là pour lui faire des câlins pendant la nuit et la consoler si elle avait un peu de peine;
  • Je l'ai bercée dans sa chambre (à sa demande);
  • Je l'ai consolée, lui ai tout expliqué: qu'elle était maintenant une grande fille, qu'elle serait fière d'elle demain, qu'on appellerait papa pour lui dire qu'elle avait dormi sans suce et que nous serions fiers d'elle, que ça pouvait abîmer ses dents à long terme, que je comprenais que ce n'était pas facile, mais que bien des petits enfants vivaient la même chose et réussissaient... etc!
Mais la pauvre... Elle l'aimait tellement, sa suce!

Les nuits suivantes ont été moins dramatiques. Hier, elle se faisait garder par sa grand-maman ainsi que par les grands de mon chum (toute une équipe!). Elle s'est couchée sans dire un mot, semble-t-il. Peut-être y a-t-il de l'espoir...

M'enfin. On dira ce qu'on voudra, mais... Ce n'est pas facile de retirer la suce à un enfant qui aime tellement ça! Ouf!

Je suis cependant très heureuse d'avoir fait le "move". Il en était grand temps! :-)

Bravo, ma grande! Je suis fière de toi!

P.S. Pour ceux qui se demandent qu'en est-il de Florent, sachez qu'il n'a jamais aimé la suce! Pas mal plus simple comme ça! Mais ne lui demandez pas de dormir sans son "nounours bleu"! Ce serait terrible!

      vendredi, janvier 15, 2010

      Des activités pour les tout-petits

      En allant sur le site Biengrandir.com, cette semaine (étant donné que j'en parlais dans ce billet), j'ai vu qu'on y suggérait des activités à faire avec nos enfants (suivre le lien "fiches d'activités"... ou rendez-vous directement à ce lien).

      On y classe des activités de cuisine, de bricolage et de jeu pour les catégories d'âge 0-12 mois, 1-3 ans et 3-5 ans. Quand on sélectionne une idée, on voit non seulement comment la réaliser, mais on prend connaissance des apprentissages que l'enfant fera avec cette activité. Fantastique pour se donner des idées et passer du temps de qualité avec nos petits mousses!

      Hier soir, j'avais proposé de faire un bricolage avec Constance et Florent. (Ils sautent et crient de joie à chaque fois que je leur fais pareille proposition! Ça vaut de l'or!) Puis, quand j'ai vu cette idée de recette-bricolage, j'ai allumé! C'était une activité parfaite pour souligner leurs trois ans!

      Nous avons moulé leur "empreinte de pied" dans de la pâte à sel que nous avons fabriquée ensemble. Ils étaient tellement contents de faire une recette, puis de jouer avec la boule de pâte. Je regrettais seulement d'avoir ajouté le colorant alimentaire APRÈS avoir fait les boules... C'est que j'avais fait une recette double, mais que les enfants voulaient une couleur de pâte différente...On dirait que la couleur ne se mélangeait plus à la pâte, ça "bariolait"... (La prochaine fois, j'essaierai de mettre le colorant dans l'eau chaude, avant de mélanger le tout!)

      Je mettrai ces empreintes de pieds dans leur boîte à souvenirs. 

      Voici de quoi ça avait l'air!


       Sur ce, à vos bricolages, prêts, partez! ;-)

      jeudi, janvier 14, 2010

      Séisme en Haïti

      Il y a dix ans exactement (janvier 2000), j'étais en Haïti pour y enseigner la musique et vivre une expérience de solidarité. Bien que ce voyage ait été difficile (beaucoup plus que le précédant voyage d'aide humanitaire que j'avais fait au Cameroun deux ans plus tôt), j'ai toujours gardé un lien fort avec le peuple haïtien. Quand l'Ouragan Jeanne avait fait des ravages il y a quelques années, j'avais appelé une connaissance très impliquée dans la communauté haïtienne pour savoir si je pouvais faire quelque chose et j'étais allée chanter lors d'un spectacle bénéfice.

      Le terrible séisme dont on parle depuis deux jours me bouleverse. J'imagine l'horreur. La désolation. Le découragement. Ces gens ne l'ont pas facile en temps normal et maintenant, ils perdent ce qui leur restait: leur maison, leurs proches, leurs infrastructures.

      La nuit dernière, lors de périodes d'éveil, je ne pouvais m'empêcher de penser à mes copains qui ont de la famille là-bas et aux images vues à la télévision.

      Maintenant, il faut se retrousser les manches et faire quelque chose. Je suis à la maison avec mes enfants. Je ne peux pas prendre le premier avion et aller soulever les pierres là-bas pour dégager les gens des décombres. Or, je peux faire un don à un organisme qui veillera à assurer la survie de gens de Port-au-Prince et des environs. Ils verront à donner des vivres, de l'eau et des conditions sanitaires aux sinistrés. Ils aideront à déterrer les morts, à soigner les blessés. Ils aideront à nettoyer la ville. Puis à rebâtir.

      Je ne peux pas me rendre là-bas, mais je peux donner un peu de sous. L'équivalent d'un repas au restaurant pour moi représente énormément pour eux. Je peux en parler sur mon blogue, pour sensibiliser les gens et les encourager à donner via des organismes reconnus (très important de vérifier la sécurité). Malgré l'impuissance que je ressens depuis deux jours, je peux faire au moins cela.

      Soyons solidaires! De plus, notez que le gouvernement canadien a pris la décision de donner l'équivalent des montants reçus par les particuliers. À vos claviers et à vos téléphones! Le pays le plus pauvre des Amériques a besoin de nous.

      Voici une liste des organismes auxquels on peut donner en toute sécurité:

      De mon côté, j'ai donné à la Coalition humanitaire (regroupant Care, Oxfam Canada, Oxfam Québec et l'aide à l'enfance du Canada).

      Un. Deux. Trois!


      Aujourd'hui, Constance et Florent ont trois ans!

      Hier, je m'amusais à relire les billets que j'avais écrits en janvier 2007, alors que j'attendais impatiemment la naissance de mes jumeaux. Que de souvenirs! Ça me semble si récent et en même temps, comme il en a coulé de l'eau, sous les ponts, depuis!

      Il y a trois ans, j'étais enflée et immobilisée par mon gros ventre. Je craignais d'accoucher prématurément, à 36 semaines, alors que je savais que mon petit garçon était encore si petit. Et c'est pourtant ce qui est arrivé, à cause de la pré-éclampsie.

      Nous avons fêté nos cocos mardi soir, alors que toute la famille était à la maison (il faut prendre ces moments quand ça passe, avec une famille reconstituée et un papa en tournée!). Nous nous sommes décidés un peu tard, ce qui fait que j'ai eu un après-midi assez chargé merci! Heureusement que mes cadeaux étaient achetés! Mes parents sont venus nous joindre pour souper. Comme présents, j'avais acheté le jeu de Scrabble Jeunes (les petits veulent toujours jouer avec notre jeu!) et celui de Choco.

      J'ai fait un délicieux gâteau au chocolat, mais ai complètement raté le glaçage! J'ai voulu y dessiner un Flash McQueen, voiture tellement appréciée ici, mais... mon glaçage était trop liquide et Flash a coulé sur les bords du gâteau! M'enfin, heureusement que les gens présents à la fête ont été indulgents! (Non, je ne mettrai pas de photo ici! J'ai mon orgueil, quand même!)

      Constance et Florent vieillissent. Ils s'amusent beaucoup ensemble, s'inventent de jeux. Parfois, ils peuvent s'occuper une bonne heure ensemble. (Ils aiment faire semblant que l'un d'eux est un bébé et l'autre, le parent!) Ils jouent avec de petites voitures, avec des poupées... Ils en "placotent" un coup! Constance s'exprime vraiment bien et a beaucoup de vocabulaire. Florent, pour sa part, marmonne un peu plus, mais il aime de plus en plus nous raconter des histoires!

      Ils adorent visionner des vidéos que j'ai faites d'eux, lorsqu'ils étaient petits.Ils me racontent ensuite ce qu'ils faisaient, comme s'ils s'en souvenaient! "Quand j'étais petit, là, je faisais ceci ou cela!" Mignon!

      Ils aiment jouer dehors. C'est un bel âge! Et l'an prochain, je songe à les équiper en patins et en skis de fond! ;-)

      Constance me parle souvent de l'école. Elle a tellement hâte d'y aller! Elle voit son grand frère et sa grande soeur partir chaque matin et me dit souvent qu'elle veut y aller aussi. Je ne sais pas pourquoi, mais elle pensait que c'était à 3 ans qu'elle pourrait enfin aller à l'école! Pauvre petite! Deux ans et demi encore à attendre... Ah! Ça me fait penser à moi... J'étais pareille!

      Constance et Florent adorent lire des livres. Ils sont portés à bouquiner. Ils choisissent des livres et se racontent les histoires, dont ils se souviennent par coeur. Ils sont bons! Constance a reçu de son parrain et sa marraine des livres qui parlent d'environnement, Le Pirate des Caramels (écrits par Cécile Gladel). Ils aiment beaucoup ces histoires et on s'amuse même à sauver des bélugas ensemble, équipés de nos longues-vues en rouleaux de papier essuie-tout! :-) J'adore l'imaginaire des enfants de cet âge!

      Ils aiment aussi l'heure du bain! Ils s'y amusent si bien que lorsque je décrète qu'on prend congé de bain, un soir, ça ne semble pas faire leur affaire! :-)

      Côté propreté, cela n'a pas été facile pendant le temps des Fêtes. Ils ont eu plusieurs rechutes (probablement parce qu'ils étaient malades et qu'on était tout mêlés dans notre horaire!). Or, maintenant, ça va beaucoup mieux! En les levant une fois en fin de soirée (avant d'aller me coucher) pour leur faire faire un petit pipi, ils mouillent rarement leur lit. Dieu merci! (Parce que la maman commençait à en avoir marre de laver des draps! Hi! Hi!) Ils ont aussi recommencé à bien dormir la nuit. Ça aide beaucoup les parents, ça! (D'ailleurs, je le vois sur ma forme, mon moral et mon efficacité! Ça fait du bien de retrouver mon énergie habituelle!)

      Les trois dernières années ont été fort occupées et exigeantes, mais je sens qu'on commence à récolter le fruit de nos efforts! Avoir deux enfants du même âge, c'est fantastique lorsqu'ils sont en âge de jouer ensemble! Ils ont toujours un ami avec eux, s'intéressent bien souvent aux mêmes jeux (on en profite pendant que c'est encore le cas!)... Fort pratique pour la maman à la maison que je suis!

      Sur ce, je souhaite un très joyeux anniversaire à mes deux amours. Merci de me permettre de retrouver quotidiennement mon coeur d'enfant et de me forcer à devenir une meilleure personne (ou du moins, d'y travailler!). Vous êtes de vrais petits rayons de soleil et je vous aime plus que tout au monde! xxx

      lundi, janvier 11, 2010

      Profession: maman

      Il y a longtemps que je m'interroge sur ce que je suis. Depuis trois ans, je ne suis plus seulement travailleuse autonome. Je suis maman à la maison. Bien plus maman à la maison que travailleuse autonome, d'ailleurs!

      Or, il y a des phases où je sens que je ne travaille pas assez à l'extérieur. C'est bizarre, comme sentiment. C'est comme si je n'avais de valeur que si j'allais travailler en dehors de la maison ou que tout le travail que je fais quotidiennement dans le nid familial n'était pas assez important!

      Dernièrement, j'ai eu un "petit down". Il faut dire que la fatigue était à son comble, avec le méga rhume qui nous tenait, mes petits mousses et moi. (Vous vous souvenez, dans mon dernier billet, je craignais la dépression! Maintenant, ça va mieux, rassurez-vous! J'ai retrouvé mon énergie!) Pendant ma déprime, je me remettais encore en question. Ce n'est pas toujours rose, être à la journée longue avec des enfants. Parfois, la pression monte et j'ai besoin d'air! Je ne peux pas toujours ventiler lorsque j'en ai besoin... Je trouve ça dur!

      Dans ces moments, je me pose des tas de questions. Ne devrais-je pas tenter de trouver davantage de contrats? Devrais-je me réorienter? Aller consulter un orienteur? M'inscrire à des cours? Trouver un boulot temporaire? Devrais-je amener plus d'argent à la maison?

      Puis, je suis reviens à mes valeurs. Qu'est-ce que je veux VRAIMENT pour mes enfants? La réponse est fort simple: je désire être près d'eux d'ici leur rentrée à l'école. Je ne veux pas entrer dans le tourbillon des garderies, être stessée à la semaine longue, manquer de temps pour tout. Je veux les éduquer moi-même. Je veux les voir évoluer. Notez ici que je ne veux pas entrer dans le fameux débat de maman-à-la-maison versus la-maman-au-travail. La solution idéale est celle que l'on choisit au moment où on la choisit. Et pour moi, c'est de rester auprès de mes petits loups, même si ce n'est pas toujours facile et surtout pas très valorisé dans notre société de performance.

      Heureusement, il y a pour me remonter le moral des documentaires comme Bébé ou C.V. (qui a passé récemment à Canal Vie), dans lequel on voit des femmes de carrière qui ont décidé de mettre de côté leur vie professionnelle pour s'occuper de leur marmaille à la maison. Elles disent parfois sentir qu'elles ont perdu un certain "standing". Il m'arrive aussi à l'occasion de sentir le regard des autres changer lorsque je dis que la plupart de mon temps, je le passe avec m'occuper de mes petits, à la maison. À leurs yeux, c'est probablement comme si je manquais d'ambition, que j'étais rétrograde! (Je mets au défi ces gens de passer leurs journées avec trois petits en bas de trois ans! Pffff!) C'est sûr que ce n'est pas très "glamour" de dire qu'on passe nos journées à changer des couches, ramasser du pipi par terre, préparer des repas, faire du lavage, ramasser les nombreux jouets qui traînent partout. C'est sûr que je sors moins que les copains de mon âge qui font le même métier que moi et qui n'ont pas d'enfants. Ça me manque parfois, c'est certain. Mais bon! C'est la vie que j'ai choisie!

      La semaine dernière, j'ai aussi écouté une entrevue fort intéressante de Christiane Charette, à son émission sur les ondes de la première chaîne de Radio-Canada. Elle avait invité plusieurs papas qui ont fait le choix de rester à la maison avec leurs enfants. L'un d'eux disait qu'il avait mis de côté sa carrière pas pour "une chose", mais bien pour "une personne", que cela donnait une toute autre perspective à ce choix. Voilà! Je mets ma carrière au second plan pour prendre soin de trois petits êtres. Ce n'est pas rien! Pour écouter l'entrevue en baladodiffusion, cliquez ici. (Vous pourrez faire avancer le curseur... C'est le deuxième sujet de l'émission...)

      Il y a aussi la campagne de publicité de Biengrandir.com qui vient me chercher. Vous savez, ces publicités dans lesquelles on dit que notre enfant est notre meilleur public... Je ne sais pas si ça crée le même sentiment chez vous, mais moi, ça me donne envie de donner le meilleur de moi-même à mes enfants. Quand je vois ces publicités, j'ai envie de leur parler, de les cajôler, de faire plein de choses avec eux. Ça nous rappelle à quel point notre présence est importante auprès d'eux afin qu'ils se développent bien.

      Je passe un peu du coq à l'âne, là... Au fond, tout cela pour dire que, quand j'y réfléchis, je ne vois à peu près que de bons côtés à la vie que je mène. Même si j'ai parfois des petits creux de vague qui font que je remets tout en question (qui ne connaît pas ce genre de période?), je me raisonne en me disant que cette étape représente peu d'années dans ma vie. Quand mes enfants entreront à l'école, j'aurai davantage de temps pour m'investir dans ma vie professionnelle. Je suis certaine que je serai fière d'avoir mis ma famille à l'avant-plan dans ma vie.

      D'ici là, je continuerai à travailler sur des projets qui me plaisent et à accepter les contrats qui passent, sans stress. Enfin... le moins possible!

      Voici quelques autres liens qui parlent de mamans à la maison:

      dimanche, janvier 03, 2010

      Souhaitez-nous la santé!

      Les derniers jours de 2009 nous ont apporté un superbe virus. En fait, je l'avais moi-même depuis Noël (je soupçonne l'avoir attrapé d'un enfant, alors que je maquillais dans un party de compagnie, la fin de semaine avant Noël). Or, à notre retour de Chicoutimi, ce sont mes trois petits loups qui ont commencé à avoir le nez qui coule et à tousser.

      Puis, la fièvre s'est mise de la partie. Tellement que le 31 décembre, j'ai écrit à ma famille pour faire un bilan de santé. Si tout le monde avait été en pleine forme, je me serais privée d'aller au party pour ne pas les contaminer. Or, il se trouvait que tous étaient soit malades, soit en voie de guérison. D'un commun accord, nous avons décidé de tenir quand même la fête, en accueillant même les "poqués"!

      Nos petits mousses étaient complètement sur le carreau. Fabrice "crashait" littéralement, fiévreux, les yeux vitreux, la morve au nez. Quant à Constance et Florent, on les mouchait aux cinq minutes. Le Purell faisait office de centre de table, à côté de la boîte de mouchoirs. Un party mémorable! En fait, j'ai l'impression de n'avoir vu personne, étant trop occupée à moucher l'un et consoler l'autre. Les enfants voulaient partir tôt, ils en faisaient pitié!

      Mes parents, les petits et moi sommes revenus avant même de donner la bise du Nouvel An (mon chum était retourné travailler). En fait, à l'heure à laquelle les gens s'embrassaient sous le gui, nous étions sur le pont de Beloeil, en route vers la maison! Ç'a été ça, mon tournant vers la nouvelle année! S'en est suivi un rush incroyable pour coucher les petits,  qui étaient en pleurs et le nez coulant, à notre arrivée. Ouais ben... C'était le cas de l'dire: Bonne Année grand nez!

      Depuis, les enfants se sentent encore moches. Les épisodes où ils ne font pas de fièvre sont rares, celle-ci revient toujours (de façon modérée, mais assez constante). Ils toussent beaucoup, mouchent beaucoup. Ça me semble interminable. Fabrice a, en plus, un conjonctivite. Heureusement, j'ai de l'onguent Polysporin acheté pour Constance, la semaine dernière...

      Je ne dors pas. J'essaie de rattraper une petite heure de sommeil par-ci par-là durant la journée, quand les trois petits dorment ou que quelqu'un peut s'en occuper. (Or, comme mon copain était absent cette semaine, cela a été fort difficile...) Hier, mes parents sont venus me prêter main forte. Heureusement, car c'était le bordel total ici d'dans! Ça m'a aussi permis d'aller en ville pour faire le plein de médicaments. On a testé les suppositoires pour enfants, la nuit dernière, mais ça n'a pas donné grand chose à part une forte odeur de camphre dans la chambre! :-(

      La nuit dernière, mon chum est allé coucher dans une autre chambre avec Fabrice. Quant à moi, j'ai fini par amener Constance et Florent dans notre lit, car ils m'appelaient aux cinq minutes pour que j'aille les moucher et je n'en pouvais plus... Ç'a quand même été l'histoire de ma nuit. J'ai vu toutes les heures passer sur le cadran. Quand ils s'endormaient enfin, c'est moi qui recommençais à tousser et je les réveillais. Puis, à 8h00 ce matin, ils me demandaient de se lever! *Soupir*

      J'ai l'impression d'être une larve. Je suis brûlée. J'ai vraiment hâte que tous prennent du mieux. C'est la première fois que mes enfants sont aussi malades. La dernière fois que nous avions eu un rhume, c'était en avril dernier et c'était loin d'être si intense. Là, ça dure, ça dure... Je vais devoir aller consulter si ça persiste (j'attendais de voir comment ça allait tourner, étant donné que les cliniques ouvertes au Jour de l'An étaient rarissimes). Hier, l'infirmière d'Info-Santé me disait qu'il n'y avait pas grand chose à faire, qu'un rhume, ça durait de sept à dix jours, bla-bla-bla... J'ai attendu, ne voulant pas attendre des heures à l'urgence pour me faire dire que ça allait passer tout seul!

      Ces jours-ci, je suis donc déprimée, fatiguée. J'ai perdu mon positivisme. Je bougonne, je n'ai pas de patience. Avant-hier, je pleurais dans les bras de mon chum et je lui disais que je pensais faire une dépression! Il n'en est probablement rien, n'empêche que le manque de sommeil joue littéralement sur mon système.

      Dire que les jours précédant le "cataclysme", Fabrice commençait à s'endormir tout seul le jour, me laissant entrevoir de meilleures nuits. Pfff... Tout sera à recommencer... :-(

      Alors pour le Nouvel An, je pense que je vais VOUS souhaiter (et NOUS souhaiter!) la SANTÉ! Parce que... c'est vrai que c'est lorsqu'on la perd qu'on se rend compte à quel point elle est importante!

      BONNE ANNÉE!