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lundi, août 23, 2010

Fin de l'allaitement

Ce matin du 23 août 2010, je viens de prendre une grande décision. C'est la fin de l'allaitement pour mon beau Fabrice! 

En fait, depuis quelque temps, nous en étions à un boire par jour seulement. Lors de la canicule, cet été, Petit Monsieur ne voulait plus être collé sur sa maman. J'avais gardé le boire du matin, car c'est le seul qu'il acceptait encore. La semaine dernière, comme nous avons pris des petites vacances (donc je vous parlerai bientôt, promis!), j'ai "sauté" une journée. Je croyais bien que ma production arrêterait, mais non! Il restait un peu de lait encore! J'ai donc pu allaiter quelques jours par la suite, mais ce n'était pas facile. Je sentais que Fabrice n'en avait plus vraiment envie.

Hier matin, je pensais que c'était la fin. Il a refusé de boire. Je l'ai donc déposé par terre et il est allé jouer. Puis, alors que j'étais assise dans l'escalier, il est venu me voir et ma marmonné quelque chose en pointant le salon. Je croyais qu'il voulait y descendre, alors je l'y ai déposé. Puis, il m'a regardé et m'a dit: "Lait-lait!" en pointant le divan. Je lui ai dit: "Quoi? Tu veux du lait de maman?" Et il a hoché la tête en guise de "ouiiiiiii"! Et il a bu!

Mais ce matin encore, il a refusé. Ces "Non!" bien clairs nous font passer à une autre étape... 

À la naissance de Fabrice, je me donnais comme défi de l'allaiter aussi longtemps que mes jumeaux, soit 16 mois et demi. Finalement, nous aurons dépassé ce cap en profitant de ces doux moments jusqu'à ce qu'il soit âgé de "un an, cinq mois, une semaine et quatre jours", très exactement! :-)

Je suis heureuse et fière d'avoir pu le faire. Fabrice recevra encore de mon lait, mais au gobelet, puisqu'il m'en reste encore plusieurs sacs au congélateur! Et comme il boit déjà du lait 3,25%, on sait que tout ira bien par la suite. 

Ces dernières années, j'ai été enceinte pendant environ 17 mois et allaité pendant 33 mois (presque trois ans!). Malgré le petit pincement que j'ai au coeur (tout à fait normal, je crois, surtout que je ne revivrai plus cela!), j'ai l'impression que je vais pouvoir retrouver mon corps et de regagner une certaine liberté! :-)

La vie va, la vie passe... et j'ai parfois l'impression d'avoir accroché le bouton "fast forward"!

vendredi, août 13, 2010

Tadoussac

Mon copain et moi aimerions prendre du temps en amoureux très bientôt. Ça fait déjà deux ans que nous n'avons pas "découché" ensemble, sans les enfants. (En fait, c'est arrivé une fois depuis la naissance de Fabrice, mais c'était pour un contrat avec notre groupe Kayak. Ça ne compte pas!)

Nous pensons aller faire un tour à Tadoussac. Je dis "un tour", parce que ce n'est pas bien loin de chez mes beaux-parents et ce sont eux qui garderaient nos petits mousses. Là-bas, nous aimerions peut-être aller voir les baleines et loger dans un endroit chouette (et pas trop cher!). De plus, si je trouve un endroit où faire de la randonnée pédestre, ce serait une activité qui me plairait!

Vous connaissez le coin? Vous avez des petits coins de paradis à me suggérer? Un café, une auberge, un resto, une montagne? Allez-y, lancez-vous! Je vous lirai avec grand plaisir!

Merci! :-)

Suivi

Fabrice va mieux! Il a meilleure mine et sa peau est redevenue toute rose! Quel soulagement! Je pense même qu'on laissera la place chez le pédiatre à quelqu'un qui en a davantage besoin... :-)

jeudi, août 12, 2010

Inquiétudes

Hier matin, mon copain m'a amené Fabrice pour que je le fasse boire dans mon lit, le matin. (Il ne nous reste qu'un seul boire par jour et c'est celui-là!). Quand il est venu le chercher pour aller changer sa couche, il m'a demandée de venir voir l'état de notre bébé. Fabrice était rempli de plaques rouges commençant sur le bas-ventre (là où était la couche), jusqu'à la poitrine. Les rougeurs se rendaient aussi sur le cou et les aisselles.

J'ai pris sa température, mais il n'en faisait pas. J'ai tout de même appelé Info-Santé pendant que mon copain lui donnait un bain dans lequel il avait ajouté du bicarbonate de soude.

L'infirmière m'a dit que tant qu'il n'y avait pas de fièvre, ce n'était pas trop inquiétant. C'était probablement une réaction allergique. Avais-je changé de savon, de savon à lessive? Avais-je changé quelque chose dans son alimentation? Rien ne me venait à l'esprit, à part le fait de lui avoir fait porter des vêtements envoyés par ma cousine. Elle n'a pas le même savon à lessive que moi. Mais était-ce cela?

Nous avons donc suivi les conseils et surveillé son état. Nous avions des courses à faire le matin, nous y sommes allés avec les enfants. À notre retour, le midi, Fabrice a bien mangé, mais il était encore très plaqué. Avant de le coucher pour sa sieste, j'ai pris sa température. Il faisait 39,4 degrés de fièvre. Il fallait que j'aille à la clinique. Heureusement, les deux grands de mon chum étaient là et pouvaient prendre soin des jumeaux pendant mon absence.

Je me suis rendu compte que depuis la naissance de Constance et Florent, il y a un peu plus de 3 ans et demi, je suis allée consulter seulement deux fois un médecin de façon "urgente": une fois pour le faux-croup de Constance et une fois pour une réaction allergique de Florent. Ils n'ont jamais eu d'otite, de gastro ou ces gros maux qui nécessitent une visite express chez le médecin. Quelle chance! Des enfants en santé, c'est tellement ce qu'on souhaite!

En même temps, je me sentais perdue. Je ne savais pas où me lancer! Quelle clinique faisait du sans rendez-vous sans exiger qu'on l'on ait un médecin de famille dans la place? Quelle clinique pourrait nous accueillir alors qu'il était 13h30?

J'ai appelé au bureau de ma médecin (elle avait déjà vu Fabrice, après mon accouchement). Elle ne faisait pas de bureau cette semaine. Je suis allée à la clinique de mon village, mais elle était fermée pour les vacances. J'ai filé vers la ville voisine. Je suis allée à la clinique d'urgence où j'allais, étant petite. Là-bas, j'ai attendu une quinzaine de minutes pour finalement me faire dire que je devais avoir un médecin à cette clinique pour pouvoir consulter. Pourtant, il y a un horaire bien précis dans la porte, mais une petite pancarte placée sur le comptoir de la secrétaire venait le contredire. *Soupir* Cependant, voyant l'état de mon fils, elle a inscrit mon nom et mes coordonnées sur une feuille en me disant que s'il y avait de la place, elle appellerait vers 19h00. Si elle n'appelait pas, je devait retourner le lendemain matin...

Par la suite, je me suis rendue à l'Unité de médecine familiale, où des étudiants en médecine pratiquent sous supervision de médecins. Malheureusement, il n'y avait pas de clinique sans rendez-vous cette journée-là. Puis, je suis allée au CLSC, au cas où il y aurait eu une infirmière spécialisée en petite enfance sur place. Je n'ai pu voir qu'une secrétaire, déçue de me dire qu'il n'y avait personne pour nous rencontrer.

Revenus dans la voiture, j'étais découragée. J'ai donné du Tempra à Fabrice pour essayer de faire tomber la fièvre. Je ne l'avais pas fait avant pour ne pas masquer les symptômes si j'arrivais à voir un médecin.

De retour à la maison, il a retrouvé sa bonne humeur. J'ai appelé Info-Santé à nouveau. L'infirmière a pris le temps de faire le tour des symptômes pour essayer de trouver ce que cela pouvait être. En conclusion, elle m'a dit de faire attention pour le faire boire régulièrement et de continuer à surveiller les symptômes. Si la fièvre se rendait à 40 ou 41 degrés, nous devions nous dépêcher de nous rendre à l'urgence. Sinon, on continuait à observer l'évolution.

Fabrice a fait une sieste en fin d'après-midi. Il était épuisé. Nous l'avons réveillé pour le souper et son visage était rouge et enflé. Il n'avait pas d'appétit. À ce moment, je me suis dit qu'il fallait absolument que je vois un médecin! Mon deuxième voisin a gentiment accepté d'accueillir mes jumeaux jusqu'à ce que mon chum revienne de travailler et j'ai pu retourner en ville.

Comme il était 19h00 (heure à laquelle la secrétaire de la clinique m'a dit qu'elle pouvait m'appeler), je me suis rendue directement à la clinique. C'était une autre dame, qui m'a dit qu'elle le glisserait entre deux personnes, étant donné qu'il y avait plusieurs personnes qui ne s'étaient pas présentées durant la journée. Quelle chance! Quand je lui ai dit que s'il n'y avait pas de place, je serais allée à l'urgence, elle m'a dit: "Oh non! N'allez pas à l'urgence, ils nous envoient des patients tellement ils sont débordés. Il y a eu plusieurs ambulances qui sont arrivées en même temps..." J'étais tellement heureuse de voir un médecin!

Le médecin a été surpris par l'état de Fiston. Sous les néons, il était encore plus rouge! Il a longuement réfléchi, est même sorti pour faire je-ne-sais-trop-quoi (consulter un collègue? regarder dans ses livres?). Il disait que ça ressemblait à une rougeole atypique, développée chez les gens ayant reçu le vaccin. Il a prescrit du Benadryl et m'a dit de surveiller la fièvre et l'hydratation. Il m'a également donné un rendez-vous le jour suivant. 

Fabrice a réussi à bien dormir, sans doute aidé par l'effet de somnolence du médicament. Ce matin, son visage était encore très enflé et les plaques rouges avaient changé de place... Cela s'était propagé au reste du corps. Il faisait encore de la fièvre.

Nous en revenons tout juste de notre rendez-vous. Le médecin sur place croit que c'est la cinquième maladie. Or, pour en avoir le coeur net, il nous réfère en pédiatrie. Nous devrions donc avoir un rendez-vous demain, à l'hôpital. Quelle saga!

J'ai bien hâte de voir les plaques disparaître. Pour le moment, on dirait que ma vie est sur pause et que je ne pense qu'à ça... Je n'ose pas imaginer ce que vivent les parents d'enfants gravement malades! Ici, notre fils n'a qu'une petite maladie virale (fort probablement) et c'est le branle-bas de combat! 

Souhaitons que tout rentrera dans l'ordre bientôt...